Bon matin du Québec !

Après la belle aventure humaine de nos deux semaines de wwoofing auprès de Valérie et Metzi (les yeux sont bien embués quand nous les quittons…), nous partons découvrir la nature québécoise !

C’est d’abord dans le Parc national de la Mauricie que nous posons nos tentes, après quelques heures de trajet sur des routes très larges et monotones (idéales pour s’endormir au volant…) mais longées de paysages de cartes postales ! Même sur des trajets « courts », on ressent sans problème l’immensité du Canada et on se sent tout petit !

En cette fin du mois de mai, les touristes sont encore très peu nombreux (la saison touristique est très courte, de fin juin à début septembre !), mais les brûlots (petites mouches dont le nom vient de la brûlure provoquée par leurs piqures) bien présents !

Nous nous faisons à tour de rôle dévorés et les démangeaisons ne nous lâchent pas avant des jours !

Nous profiterons donc de la beauté des paysages du parc en mode trappeur : petites randonnées dans les forêts, permettant d’accéder à des points de vue incroyables sur des lacs, à la rencontre de la petite faune locale et de leurs traces (arbres rongés par les castors, trous de pics, restes de pommes de pins ayant fait le régal des écureuils), chamallows grillés au feu de bois, …

Malheureusement la température de l’eau nous dissuade de nous aventurer en canoë. Ca semble pourtant une merveilleuse manière de découvrir ce parc national très sauvage, qui propose de nombreux itinéraires de randonnée-canotage (on part en canoë puis on randonne puis on refait du canoë, etc.) pour atteindre des lieux inaccessibles autrement. Notre autre frustration sera de ne pas avoir réussi à voir d’animaux emblématiques comme l’ours ou l’orignal, pourtant bien présents ici !

Après ces 3 jours, nous partons vers le Nord-Est, direction les rives du majestueux Saint Laurent ! Là aussi, le camping est quasiment désert !

Seule la charmante ville de Tadoussac et son église emblématique (la plus vieille église en bois d’Amérique du Nord) attire déjà les jeunes backpackers dans son auberge de jeunesse et les moins jeunes touristes dans son hôtel typique de la belle époque.

C’est la troisième fois que nous venons ici, et comme à chaque fois nous sommes charmés par cet ancien poste de traite. Les villes québécoises ne sont en général pas à notre goût : pas de centre ville, grosses artères désertes, habitat récent sans vieilles pierres, … Mais Tadoussac est différente ! Il y règne une ambiance chaleureuse et il fait bon flâner sur ses terrasses en bois donnant sur la plage et le Saint-Laurent.

Impossible bien évidemment d’être ici sans partir pour une croisière d’observation des baleines ! Le Saint Laurent est en effet un de leurs spots estival de prédilection, puisque la géométrie des fonds marins et les courants profonds font remonter le krill en direction de l’estuaire du fjord du Saguenay.

Malheureusement, nous sommes un peu en avance sur la saison ! Un petit rorqual avait été aperçu la veille, mais pas possible pour notre capitaine de le retrouver ! Tant pis pour nous, nous aurons quand même le plaisir de rencontrer une dizaine de phoques et deux bandes de bélugas, dont une avec un petit bleuvet. Ceux-là sont présents toute l’année à proximité de Tadoussac.

Nous reprenons ensuite la route vers la belle Québec.

Quasiment onze ans nous séparent de notre dernier passage ici ! Les humains ont bien changé, la ville beaucoup moins !

Malgré une météo exécrable, c’est en tous cas toujours un plaisir de déambuler dans les rues de la plus ancienne cité du Canada, créée en 1608 par Champlain sur les traces de la découverte de Jacques Cartier de cette Terre initialement occupée par les Algonquins et les Innus.

Voilà donc 10 jours que nous campons au Québec, et il est déjà temps de regagner Montréal pour rendre la voiture de location et se préparer à la prochaine étape : les USA !

Comme à chacun de nos passages au Canada, nous repartons en nous disant qu’il faudra que l’on revienne ! Y a pas à dire, nous l’aimons ce pays ! La gentillesse et l’accueil des Québécois n’y est évidemment pas pour rien, mais l’immensité sauvage des paysages en fait un terrain de jeu infini, que nous serons ravis de découvrir en hiver !
Alors cher Canada, on t’fait un bec on s’voit tantôt !

Parc de la Mauricie

Tadoussac et le St-Laurent

Québec et Montréal

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